Et si décrocher faisait partie du travail ?
Chez Demers Beaulne, nous croyons que la performance durable passe par le bien-être de nos équipes. C’est dans cet esprit qu’est née la politique DBranche : une initiative qui vise à préserver l’équilibre des collaborateurs et des associés en favorisant la déconnexion numérique en dehors des heures de travail.
Notre objectif est simple : permettre à chacun de décrocher, de récupérer et de revenir plus disponible, créatif et engagé.
Une déconnexion numérique mieux encadrée
Concrètement, nous encourageons nos équipes à suivre les recommandations suivantes :
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- Éviter l’envoi de communications internes (dans la mesure du possible) :
- Du lundi au jeudi, entre 20 h et 6 h
- Du vendredi 18 h au lundi 6 h
- En cas d’urgence : un appel direct plutôt qu’un courriel ou un texto, pour préserver l’esprit de la politique
- Pas de réunions entre midi et 13 h, pour permettre une vraie coupure d’écran
- Encourager les « marche-meetings » et les rencontres à l’extérieur, quand c’est possible — pour faire avancer les idées autrement
- Éviter l’envoi de communications internes (dans la mesure du possible) :
Une politique souple, à l’image de notre culture
DBranche ne vise pas à interdire de travailler en soirée ou les fins de semaine. Chacun reste libre d’organiser son horaire selon ses besoins. L’essentiel est d’éviter d’imposer ce rythme aux autres.
Psst! La fonction « différer la livraison » dans Outlook peut être un outil utile pour respecter cette intention.
Évidemment, certaines périodes de pointe comme la fin d’année fiscale peuvent nécessiter une adaptation. Chaque service est donc invité à appliquer la politique en fonction de sa réalité opérationnelle. Comme dans toutes nos pratiques, c’est le jugement et le respect mutuel qui guident les décisions.
Pourquoi cette politique ?
Au fil des dernières années, nous avons constaté une augmentation marquée des échanges professionnels en dehors des heures normales : soirs, fins de semaine, vacances, congés fériés. Cette disponibilité constante peut nuire au repos, à la conciliation travail/famille et à la santé mentale.
Les études démontrent aussi que la surutilisation des écrans et des outils virtuels entraîne une fatigue cognitive importante. Dans un contexte de télétravail accru, il devient plus difficile de tracer une ligne claire entre vie professionnelle et vie personnelle.
Chez Demers Beaulne, nous prônons la flexibilité, mais aussi la responsabilité. DBranche, c’est donc notre façon de protéger ce qui nous rend meilleurs : des humains bien dans leur tête, bien dans leur travail, et bien ensemble.
Cette initiative reflète notre engagement envers une culture d’entreprise humaine, durable et respectueuse des individus. Parce qu’un environnement de travail sain commence par le droit de décrocher.
Vous avez d’autres questions? On y répond.
Quel est le droit à la déconnexion au Québec/Canada (dans le Code canadien du travail) ?
Au Canada, la situation évolue rapidement. Le budget fédéral 2024 prévoit une enveloppe de 3,6 millions $ sur cinq ans pour modifier le Code canadien du travail. Cette modification rendra obligatoire l’établissement d’une politique de droit à la déconnexion dans les secteurs sous réglementation fédérale.
Cette nouvelle exigence touchera particulièrement les domaines des services financiers, des télécommunications et des transports. La mesure vise à protéger la santé mentale des travailleurs face à la surcharge numérique croissante.
L’Ontario montre déjà la voie, étant devenue la première province canadienne à légiférer sur le droit à la déconnexion. D’autres provinces examinent actuellement des dispositions similaires pour encadrer la déconnexion numérique en entreprise.
Quelle est la meilleure politique de déconnexion du travail ?
Une stratégie de déconnexion efficace repose sur des mesures concrètes adaptées à chaque organisation. Les employeurs mettent généralement en place des règles sur l’utilisation des outils numériques pendant les périodes de repos : blocage des serveurs de messagerie en soirée, paramétrage des notifications sur les téléphones professionnels.
La sensibilisation des équipes joue un rôle central. Les managers reçoivent une formation spécifique pour respecter les temps de pause de leurs collaborateurs et donner l’exemple en matière de droit à la déconnexion.
L’aménagement des espaces de travail favorise aussi une meilleure séparation entre vie professionnelle et personnelle. Par exemple, certaines entreprises créent des zones sans écran pour les pauses déjeuner ou privilégient les réunions en présentiel plutôt qu’en visioconférence.
Quels sont les horaires du droit à la déconnexion ?
Les plages horaires de déconnexion s’appliquent en dehors du temps de travail habituel : après 19h et avant 8h du matin en semaine. Cette règle protège aussi les week-ends, du vendredi soir au lundi matin.
Les jours fériés et les congés constituent des périodes sanctuarisées où les communications professionnelles doivent s’arrêter complètement. Une pause méridienne entre 12h30 et 13h30 permet également de couper avec les sollicitations numériques.
La réglementation prévoit des exceptions pour les missions d’astreinte, encadrées par un accord spécifique qui définit la compensation du temps de disponibilité. Un préavis minimal de 15 jours s’impose pour modifier ces horaires de déconnexion, garantissant aux salariés une meilleure prévisibilité de leur temps personnel.
Comment faire quand on ne veut plus aller au travail ?
Ressentir un mal-être professionnel mérite une attention particulière. La première étape consiste à identifier précisément l’origine de ce sentiment : surcharge, manque de reconnaissance, ou perte de sens dans vos tâches quotidiennes.
Prenez rendez-vous avec votre supérieur pour exprimer vos besoins et explorer des pistes d’amélioration comme l’aménagement de votre poste ou la redéfinition de certaines responsabilités. Un accompagnement personnalisé par un professionnel peut aussi vous aider à retrouver votre équilibre.














