Cette semaine, Demers Beaulne réunissait dirigeants et décideurs des secteurs immobilier et construction dans le cadre de son premier Sommet IA.
Au‑delà des perspectives économiques, des cas concrets et des échanges, un constat s’impose : le défi n’est plus de comprendre que l’IA est importante, le défi est de décider quoi en faire.
Une industrie à un point d’inflexion
Dans un secteur caractérisé par une structure très fragmentée (en moyenne 5,6 employés par entreprise au Québec), un sous-investissement en automatisation et une main-d’œuvre moins stable et moins formée, la pression pour évoluer est réelle.
Pourtant, des solutions existent, mais leur mise en œuvre exige des choix structurants et une bonne préparation. Dans ce contexte, l’intelligence artificielle ne représente pas simplement une innovation technologique.
« Dans l’une des géographies les plus réglementées de la planète, l’IA est une opportunité inégalable », mentionne l’économiste Francis Gosselin.
Une technologie omniprésente… mais encore mal comprise
Autre paradoxe majeur soulevé :
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- 98% de la population a déjà entendu parler de l’IA
- seulement 40% estiment bien la comprendre
- à peine 11% se disent très familiers
- et pourtant, 75% l’utilisent déjà, souvent sans en être conscients
Conclusion : l’IA est déjà adoptée, mais rarement maîtrisée. Et l’enjeu n’est pas uniquement technologique, il est aussi culturel et organisationnel.
Le vrai frein? Le leadership (et la curiosité)
L’adoption de l’IA ne repose pas que sur les outils, elle passe par le leadership. Or, un phénomène préoccupant est parfois observé : plus on monte dans la hiérarchie, moins la curiosité est présente.
En effet, par crainte de se tromper, de perdre du contrôle ou de projeter une image d’incertitude, plusieurs organisations ralentissent leurs propres transformations.
Le résultat :
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- des décisions retardées
- des équipes peu outillées
- des opportunités sous‑exploitées
À l’inverse, les organisations qui avancent investissent dans la formation à tous les niveaux, l’expérimentation encadrée et un dialogue ouvert sur l’IA.
L’IA n’est pas UNIQUEMENT un projet technologique
C’est probablement l’un des messages les plus importants du Sommet :
« L’IA n’est pas uniquement un projet technologique.
C’est une transformation organisationnelle. »
Concrètement, cela implique :
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- de revoir les processus,
- d’adapter les rôles,
- de développer de nouvelles compétences,
- de faire évoluer la culture organisationnelle.
Car l’arrivée de l’IA, c’est aussi l’arrivée d’un « collègue numérique » qui redéfinit le travail, d’un besoin d’apprentissage continu et d’une transformation profonde des métiers.
Par où commencer? Les leaders s’entendent
Devant l’ampleur du sujet, une recommandation claire : ne faites pas de l’IA pour faire de l’IA.
Les organisations les plus avancées commencent par :
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- cibler des tâches sans valeur ajoutée (saisie, rapports, suivis)
- tester des cas d’usage concrets à faible risque
- structurer leurs données internes
- clarifier leur gouvernance
Autrement dit, il faut partir des enjeux d’affaires et non de la technologie.
Accélérer… même si c’est inconfortable
Le constat final est lucide : il faut passer en deuxième vitesse et ce sera inconfortable.
Consolidation, requalification, transformation des rôles, nouveaux investissements : le passage à l’IA implique des choix structurants. Mais il ouvre aussi la porte à des gains significatifs.
Et comme cela a été dit par l’économiste Francis Gosselin :
« Y’a de l’argent à faire. Beaucoup d’argent. »
Ce qu’il faut retenir
L’intelligence artificielle n’est plus une tendance à surveiller. C’est un levier immédiat de performance accessible, mais exigeant.
Les organisations qui tireront leur épingle du jeu ne seront pas celles qui attendent, mais celles qui :
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- expérimentent
- forment
- structurent
- assument de ne pas tout savoir au départ
Et maintenant?
Le Sommet IA de Demers Beaulne se voulait un point de départ. Une chose est claire : la conversation ne fait que commencer.
Parce qu’au final, la question n’est pas : l’IA va‑t‑elle transformer votre industrie?
Mais bien : comment choisirez-vous de vous positionner?













